Patrimoine historique

Par la diversité de son architecture, Pessac témoigne au fil des siècles de son rayonnement : de la simple échoppe à la chartreuse, en passant par les châteaux jusqu'aux constructions contemporaines. Ses cinq châteaux viticoles de l’appellation Pessac-Léognan font également la notoriété du territoire

Malgré l'urbanisation galopante, Pessac a su garder ses vignes qui participent aujourd'hui à son identité. Sur le territoire des Graves est née en 1987 l'Appellation d'Origine Contrôlée Pessac-Léognan. Pessac compte deux grands crus parmi ses cinq châteaux viticoles.

LE CHÂTEAU HAUT-BRION

133, avenue Jean Jaurès

En 1429, un acte notarié signale la présence de vignes dans les Graves de Bordeaux au lieu-dit « aux monts », appelé aussi « au brion ». Ce dernier terme, très répandu dans la région, est d’origine gauloise et désigne un coteau. En 1525, Jean de Pontac épouse Jeanne de Bellon qui lui apporte en dot des terres au lieu-dit Haut-Brion. En 1549, il entreprend la construction du château actuel. Le domaine ne cesse de s’accroitre, notamment avec Arnaud II de Pontac, évêque de Bazas.

En 1855, le Château Haut-Brion est classé Premier Cru des Vins de la Gironde. Talleyrand en fut un de ses illustres propriétaires.

LE CHÂTEAU LES CARMES HAUT-BRION

197, avenue Jean Cordier - Entrée : 20, rue des Carmes

Des documents attestent que du vin était déjà produit sur ces terres en 1474. Au XVIe siècle, le propriétaire fit don du moulin de Crespiac aux pères Carmes, qui achetèrent par la suite, au XVIIe siècle, une partie du lieu-dit de « Haut-Brion ». Ils conservèrent l’appellation Haut-Brion durant 200 ans, puis l’usage transforma le nom de Crespiac Haut-Brion en Carmes Haut-Brion. Il est situé en zone urbanisée à la croisée des villes de Pessac, Bordeaux et Mérignac.

Le château s’est doté d’un nouveau chai, signé par l’architecte Luc Arsène-Henry et le designer Philippe Starck.

LE CHÂTEAU PAPE-CLEMENT

216, avenue Dr Nancel Pénard

En 1299, Bertrand de Goth, nommé pape en 1305 sous le nom de Clément V, premier pape en Avignon, hérite d’un vignoble. Le domaine a vu se succéder différents propriétaires, mais il conservera le nom du plus célèbre d’entre eux. Il constitue le plus ancien domaine pessacais. Son vignoble est, quant à lui, classé depuis 1959 Grand Cru de Graves.

LE CHÂTEAU HAUT-BRANA

19, rue Félix Leroy

En 1678, on évoque une pièce de vignes au plantier de Noès, au lieu-dit « Brana », terme issu de l’ancien français « braine » et du gascon « brau », signifiant « pâturage très humide » ou « marécage ». Morcelé à plusieurs reprises au cours du XIXe siècle, il est aujourd’hui le plus petit vignoble pessacais.

LE CHÂTEAU HAUT-BACALAN

56, avenue du domaine de Bacalan

Montesquieu y fit planter de la vigne en 1726, mais devant le refus de l’Intendant du Roi, il ne put poursuivre ses plantations, autorisation obligatoire en ce temps. Il vendit son domaine à un écuyer, Monsieur de Bacalan, en 1748. En 1964, le domaine fut arraché, puis replanté en 1998. Sa première récolte date de 2001

Sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle

956, cours de la Libération
Au XIIe siècle, les pèlerins de Compostelle qui passaient par Pessac, suspendaient leur marche le temps d’une halte au prieuré-hôpital de Bardanac. Le souvenir de cette escale s’est imprégné dans la mémoire
de la ville puisque le quartier où se situe le prieuré se nomme désormais Compostelle. Cette batisse est aujourd’hui une propriété privée.

Le Moulin de Noès

Avenue de Noès
Situé sur le ruisseau du Peugue, ce moulin à eau, construit en 1770 et inscrit aujourd’hui Monument Historique, est le dernier vestige du domaine de Bellevue acheté en 1769 par l’armateur bordelais Jacques-Alexandre Laffon de Ladebat. Son fils André-Daniel continua l’exploitation de ce domaine tout en menant ses engagements politiques et humanistes. La Ferme de Bellevue prendra le titre de Ferme expérimentale en 1822. Le Moulin de Noès reste le seul témoin de cette expérimentation pionnière. De plus, son architecture du XVIIIe siècle en fait un monument agréable à découvrir.

Le Château de Camponac

Avenue Arago
Cette chartreuse du XVIIIe siècle s’organise autour d’une cour d’honneur en « U » et a été rehaussée d’un étage, au cours du Second Empire. En prolongement de ce château se trouve aujourd’hui la médiathèque Jacques Ellul, d’architecture contemporaine, avec une audacieuse toiture plissée en « shed ». Ces deux bâtiments s’harmonisent parfaitement au cœur de cet ancien vignoble et démontrent que l’architecture est un art qui n’a pas d’âge.

L’Historial Raphaël Saint-Orens

21, Rue de Camponac
L'Historial installé au Château de Camponac évoque avec ses objets et ses documents authentiques les grandes étapes de l'évolution de la commune de Pessac. Raphaël Saint-Orens, un historien local, avait publié l'histoire de la commune et collecté de nombreux objets témoins du passé.
L'Historial est géré par l'association des Passeurs de mémoire de Pessac. Vous trouverez plus d'informations sur l'Historial sur leur site web : passeurmemoirepessac.free.fr
Contact : passeursmemoirepessac@gmail.com ou 07 83 96 69 49

Le Château Ladonne

102, avenue Roger-Chaumet
Villa où Léo Drouyn, historien et dessinateur bordelais, venait régulièrement rendre visite à son fils Léon Drouyn.

Le Château Bellegrave

Avenue du Colonel Jacqui
Situé dans un complexe sportif, ce château, anciennement pavillon de chasse des seigneurs du Haut-Brion, a été construit au XVIIe siècle et a bénéficié d’extensions aux XVIIIe et XIXe siècles. Il fut la propriété de la famille de Jules Chambrelent, célèbre agronome français du XIXe siècle, qui fit voter une loi obligeant l’assainissement des marais et procéda, en précurseur, à la plantation de pins.

Le Château Cazalet

Avenue de Beutre
En 1882, M. Clouzet, maire de Pessac, rachète le domaine de Cazalet qui doit son nom à un avocat bordelais du XVIIIe siècle, François Cazalet et en fait une riche terre viticole, sur laquelle il fit édifier un château. Ce château, aujourd’hui propriété de la Ville, a été restauré et célèbre aujourd’hui les cérémonies de mariage.

La Cité des Castors

Place Charles Dullin
En 1948, alors que sévit une grave crise du logement, 150 jeunes gens, entraînés par Etienne Damoran, prêtre-ouvrier bordelais, se lancent dans une folle aventure : construire de leurs propres mains toute une cité. La Cité des Castors, 1ère de ce genre, voit le jour à Pessac, au bout de quatre ans de travaux et après bien des difficultés. Ce sont 150 habitations, toutes pourvues d’un confort très en avance sur l’époque, mais aussi une communauté de vie exemplaire qui sont ainsi créées. La cité des Castors a reçu en 2015, le label Patrimoine du 20e siècle.

Aller sur la page consacrée à la cité des castors

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Kiosque culture & tourisme de la Ville de Pessac

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